samedi 26 novembre 2016

New Orleans 6 : The end



Mon dernier jour de touriste à NOLA, Hurricane city, Big Easy…
C’était chouette. Je me suis promené dans le centre à faire un peu de shopping pré-départ. Mes quelques visites se sont pris le mur de l’Acadian Day. Je ne l’ai pas vu venir celui-là. Jour férié qui m’a empêché de visiter le musée de Mardi Gras. Ca aura été ma déception : ne pas visiter de lieux ou rencontrer la culture des Natif de la Nouvelle Orléans. Donc shopping, passage à French Market pour manger, notamment un bon petit pavé de crabe créole et sa salade. Je vous recommande, Meals from the heart cafe. Des produits frais, faible en sodium, sucre et préparé sur place le plus simplement du monde au rythme local : no rush ! Je me suis ensuite rendu au temple de la musique locale, sur Fenchmen Street : un magasin de musique 400% jazz et blues local (zydeco, new orleans bands, cajun, etc). On trouve de tout dans ces genres, des quantités de CD, des disques et dvd de seconde main, des tonnes de 33 tours et de 45 tours pour les puristes.  J’ai ensuite remonté Decatur street avec ses boutiques d’artistes, brocante et autres magasin de souvenir plus ou moins kitchs. Une pause croquis de la cathédrale St Louis. C’était blindé de touriste et je me suis fait abordé par deux femmes : des prosélytes de la bible qui m’ont demandé si elles pouvaient s’assoir sur le banc à côté de moi.  Il y avait cette forte femme noire d’une bonne 50aine d’année et une plus jeune d’environ 30 ans, petite poupée américaine maquillée à la perfection. Dessiner ça crée du lien social, les gens s’intéressent à ce que je fais et me félicite, c’est très gratifiant, même quand on rate un truc. Là, nous avons parlé de dessin, la plus jeune m’a dit ce qu’elle faisaient (c’est-à-dire squatter un point avec des brochures divines pour expliquer la vrai lecture des textes dits sacré aux passant, qui évidemment ne savent pas le faire correctement). Une fois mis aplat mon athéisme et ma croyance dans l’humain, nous avons pu discuter sereinement, respectant chacun nos (non)religions. Du coup, on a parlé voyage, vin, France, Italie, et culture. Elles m’ont redis à quel point le Midtown est dangereux, ont tenté une embardé sur le fait que le monde est pourri mais qu’il y a leur dieu… j’ai rétorqué par voyager, rencontrer les gens et se découvrir les uns les autres pour un monde meilleur. Cette fois le message était passé. Puis, comme j’ai pu le faire avec une dizaine de personnes depuis mon arrivée, je leur ai fait une mini interview sur le pourquoi elles aimaient ou non New Orleans. Intéessant, surtout le fait de ne pas vouloir donner leur prénom pour l’interview. J’avais l’impression d’être au 19e siècle avec les « sauvages » qui ne voulaient pas perdre leur âme en se faisant prendre en photo. Après quoi, rapidement elles sont retournées travailler, parce que bon, dieu il est puissant mais les flyers c’est mieux pour la propagande terrestre. Enfin, après un bref arrêt à l’hôtel, je suis ressorti pour manger un morceau et une  ultime rasade de jazz sur Frenchmen street. Je me suis fait refouler de deux bar-jazz pleins pour manger. On m’a proposé une liste d’attente mais bon… J’ai dîner au coin en face de Washington parc. Un hamburger avec des frites et un verre de Sauvignon californien. Populaton faible, mach de foot niveau College sur grand écran. Ah, et oui, comme on est à NOLA, mon steak était un steack de haricot. Très bon ! La musique ensuite l’était moins. La chantuse avait une belle voix, mais c’était cacophonique avec le guitariste et le batteur qui voulaient absolument arranger un classique du jazz : Oh God ! J’ai fui à peine terminé. J’ai été chercher des valeurs sûres au Spotted Cat. Et je n’ai pas été déçu avec le Chaz Blues Trio pour commencer et le New orleans Mouth Kings ensuite. Des grands moments de musique à deux mètres de la scène, toujoursà faire des croquis. Donc toujours à aimanter les gens. Ils m’ont félicité (toujours bien pour l’égo), m’ont demandais s je les vendais, si j’allais les publier, etc… Mais surtout, j’ai encore rencontré des gens super. Une famille de Rhode Island, avec qui j’ai discuté une bonne demi-heure. Nous avons échangé sur les bienfaits du voyage et du jazz, puis la femme m’a montré ses photos de chez elles, la neige, puis ses vacances dans le Maine, surtout pour les paysages.  En parallèle il y avait ce couple d’un peu plus de cinquante ans. On a aussi discuté jazz et série Treme. Ils sont du coin, même si ils vivent les trois quarts de l’année en Arizona. Comme ils sont assez riche, ils se sont racheté un petit pied à terre dans Warehouse district. En gros, le quartier près du centre où se trouvaient les entrepôts sur rive et qui sont réhabilité en logements. Lui travaille dans le secteur minier, et c’est pas lui qui tient la pioche si vous voyez ce que je veux dire. Ces deux familles étaient formidable de leur générosité (et pas seulement parce qu’ils ont absolument tenu à m’offrir des verres de whisky irlandais). Au milieu de tout ça, un type qui ne paye pas de mine s’assied à côté de moi. Un air connu sur le visage mais sans plus. Il fait des signes aux musiciens sur scène du genre : « je peux jouer ? ». Et au final c’est ce qu’il a fait au morceau d’après, un duo a l’harmonica…. J’ai donc fait un croquis vite fait du « pique-assiette ». Il est ensuite descendu, et comme pour tous les musiciens, je l’ai fait signé mon croquis. Il a pris un verre et 5 minutes après, la femme de Mr Mines, me dit : vous ne le reconnaissez pas ? Il a joué dans Trémé avec John Bouté ? ». Le temps que mon cerveau calcul elle fait les présentations, et en fait j’ai rencontré Eric Miller.
Le moins sympa dans cette histoire était Chaz, le meneur du band, qui a fait son show mais qui m’a vite expédié, voire poussé quand il est descendu de scène. Du genre, c’est lui la star et moi qui prend de la place. Laissons-lui tout de même le bénéfice du doute : il était tard, il était peut être fatigué. Les croquis m’ont amené d’autres gens, un couple du Michigan, et au final, une mamie d’au moins 100 ans avec son déambulateur et son matériel respiratoire. J’ai voulu laissé ma place, mais elle avait son siège, et m’a dit qu’elle venait juste écouter son fils. Son fils était le musicien du nouveau Band des Mouth Kings. Nous avons donc passé un demi-heure en voisin, et elle m’a dit qu’elle aimait beaucoup mon style, comme si elle avait vécu plusieurs siècle et appréciait un truc nouveau.  Bref, que du bonheur !






















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