lundi 18 juin 2018

Travel Fab Fernandez

C'est le nom de ma chaîne de voyage lancée durant les Imaginales de cette année.
J'y diffuserai mes vidéos de voyage. C’est-à-dire des versions plus ou moins courtes de mes montages vidéo, photo et croquis que je récolte durant mes périples d'ici ou d'ailleurs.
Toutefois, je ne parle pas que du voyage dans le sens littéral car on peut s'évader en allant à une rue de chez soi. Par exemple, il y a peu je me suis rendu dans une exposition sur l'espoir et l’urbanisation à Detroit (à la Maison de l'architecture de Paris) un bon point de départ pour voyage là-bas et faire le pont avec un de mes romans.





 

Travel Fab Fernandez traitera également de mes carnets de voyage et… se perfectionnera au rythme de mes compétences et de mon matériel. J’apprends à filmer et monter au fur et à mesure de mes rencontres avec des vidéastes et de tutoriels donc logiquement cela ne peut aller que vers le mieux.
On débute cette chaîne en parlant de La Nouvelle Orléans, mais j’ai du matériel pour un saut à Nancy et comme je disais à Detroit. À voir ce qui se présentera après… En attendant, vous pouvez visionner et liker les vidéos et vous abonner à la chaîne. Pour ceux qui ne veulent manquer aucune diffusion, cliquez aussi sur la petite cloche sous la vidéo afin de recevoir les alertes.


 INTRO :



#Detroit #Nancy #NewOrleans #TravelFabFernandez #Imaginales #Voyage #YT #Video

dimanche 17 juin 2018

Récompense !



Hier, mon roman L’enfant Mitrailleuse a reçu son second prix littéraire : le prix Tatou’Rouge.
J’en suis très fier pour plusieurs raisons.

Déjà, c’est un vote des lecteurs et comme ce sont des adolescents et préadolescents, c’est sincère et sans fioriture. Ils votent pour les livres qu’ils aiment sans arrière-pensée ou calculs, du nord au sud de la France. De plus, ils étudient les romans et en débattent en classe - parfois sur des sujets qui ne sont pas faciles. À cela, ajoutons que L’enfant mitrailleuse s’est rendu sur le front : des parents ne voulaient pas qu’ils soient étudiés dans un collège et un père a même voulu le faire censurer (à quel niveau, je ne sais pas). Ma fierté n’en est que plus grande pour ce prix. Cela signifie, au cas où certains adultes ne s’en rendent pas compte, qu’il ne faut pas enfermer ces jeunes lecteurs dans des bulles de « réalité parfaites », qu’ils aiment se confronter à ce réel rugueux et qu’ils sont très sensibles à ce qui se passe dans le monde. Les prix Tatoulu sont remis par tranches d’âges des lectrices/teurs et j’étais bien entouré sur le podium notamment par le très beau soleil de Marie Pavlenko.



Merci aux lecteurs. Merci aussi car pour la richesse de nos échanges lors de mes interventions dans leur classe. Enfin, merci à l’organisation de Tatoulu, qui avance bénévolement, parfois contre vents et marées.


Parce que la littérature c’est aussi partager avec ses lectrices et lecteurs, pas seulement un métier solitaire dans sa cave en tête à tête avec son clavier.

nb : merci l'orga Tatoulu pour les photos.

#Tatoulu #Prix #littérature #LenfantMitrailleuse #FabienFernandez #Roman
 



vendredi 15 juin 2018

J’aime mon auteur/trice


 On parle de surproduction de livres : des paquebots entiers ! On parle de mauvaises ventes ou encore de perte de lecteurs/trices : les naufrages ? Aujourd’hui, dans cette société de toujours consommer plus, les diffuseurs/distributeurs gagnent eux plus, quand on fait plus de livres. Du coup, plus devient un hymne et… Une répétition. Mais les auteurs/trices, en bons navigateurs/trices, gagnent-ils plus ?



Travailler plus pour ga…euh : observation océanographique du livre
De nombreux auteurs/trices trouvent anormal que nos ami/es éditeurs/trices ne fassent pas assez de communication/marketing sur leurs livres (j’en fais partie). Car dans cet océan, nos pages surnagent un temps avant de couler dans un rayon ou un autre. Au mieux, un roman est assez bon pour obtenir sa bouée pour le rayon ; au pire, s’il n’y a pas assez de ventes, il est retourné à l’éditeur car le libraire n’a pas de place au port. De son côté, l’éditeur ne peut pas forcément se permettre trop de communication sur un titre (bien que ?) car c’est le phénomène de nouveauté qui est avant tout vendeur… et de fait, une nouveauté est remplacée par une autre : le cycle des marées ? Ainsi, quand on publie son livre (bd, roman, album, etc.), on a trois à quatre mois au mieux de mise en lumière solaire-marketing et après plouf : direction les fonds abyssaux plus ou moins habités.


Au milieu de tout cela, les grands groupes publiant des formats poche - cette seconde vie pour un roman publié en grand format - vont à la pêche au titres, euh, aux gros. Pour qu’un roman se transforme en plus petit format et remonte de nouveau sur la table du libraire pour un peu moins cher, il faut qu’il soit bien gras (la taille du ventre du livre s’exprime en vente de sortie de caisse, scrutée par des logiciels). L’éditeur poche lance alors sa ligne avec un appât plus ou moins important (c'est-à-dire qu’il négocie classiquement avec l’éditeur possédant les droits d’exploitation du roman ou l’auteur/trice si il/elle a gardé ses droits). Si l’auteur/trice à la côte et/ou si son roman est bien dodu, Mr et Mme Poche offre un chèque (qui est donc divisé avec l’éditeur grand format et l’auteur/trice s’il y a lieu) et un pourcentage sur les ventes à venir.


Voilà dans les grandes lignes comment ça fonctionne notre poissonnerie. De fait, dans cette grande baignoire pleine de livres, je voulais simplement vous dire que si vous aimez des romans, bd, albums, etc., il est important de le signaler : sur les réseaux sociaux, sur la page web de votre libraire, à vos ami/es, voire chez Mamazone (ce site gourmand étant utile à deux choses : les référencements, et la mise en avant de titre qu’on peut ensuite aller acheter chez son libraire). En tout cas, c’est ce que je fais. Pas besoin de mettre une tartine de texte (les tartines ça ne flotte pas bien) pour dire que vous l’aimez. Une phrase et la couverture du livre suffisent. Sur Mamazone et d’autres sites vendeurs, vous pouvez également mettre des étoiles (parce que les étoiles, c’est joli). Ce petit plus met l’accent sur des livres et leurs permettent de flotter un peu plus longtemps. Au contraire de s’acharner sur un livre : ça n’apporte pas grand-chose (de toute manière, soit on n’aime pas il coule tout seul et si  d’autres peuvent l’aimer, c’est dommage de le faire sombrer avant qu’il ne puisse l’attraper). 

Faites ce que vous voulez de ce billet à titre informatif, je ne fais que vous informer de ce qu’il en est car vos auteurs/trices vous aiment mais que s’ils se noient, vous n’aurez plus de livres.


#PayeTonAuteur

mardi 12 juin 2018

Apprendre de ses erreurs


 J’en fais comme tout le monde et c’est pourquoi, après une journée pleine de chiffres je suis content de découvrir ces réflexions dans une ancienne émission de France Inter. Si l’on résume ma vie professionnelle :
  •  Super notes de dessins au collège, je voulais être dessinateur pour dessiner des Mickey tranquillement.
  •    Je suis arrivé au lycée de Sèvres : je me suis ramassé la première année et mes notes de dessin étaient plutôt à 4.
  •  On a voulu me recaser en Littéraire option dessin et j’ai dit non : plutôt redoubler 100 fois.
  • J’ai eu mon Bac en Arts Appliqués, on appelait ça F12 à l’époque. J’ai voulu continuer aux Gobelins (dessin animé), en vitrail ou en illustration. Je me suis ramassé pour entrer dans ces écoles. J’ai fait une fac’ en Cinéma.
  • J’ai validé mon année haut la main, mais j’ai laissé tomber à cause d’un prof d’histoire du cinéma qui nous a expliqué qu’un film était bien. Quand j’ai demandé pourquoi, il nous a dit qu’on ne pouvait pas comprendre car on était des « Première année ».
  • La vie et l’armée ont décidé de la suite. J’ai bossé et j’ai repris mes études en faisant un BTS en Communication visuelle en alternance après quelques années de job au Louvre. Je l’ai eu et pendant ce temps-là j’ai toujours dessiné.
  • Et j’ai toujours pratiqué le jeu de rôles. Une autre partie de ma vie où j’ai gagné des XP (eXpericence Points) et où j’ai appris où les dépenser pour faire grandir mes personnages.
  •  J’ai ensuite cherché à percer en illustration dans la littérature de l’imaginaire (SF, Fantasy et autre). Je n’ai jamais véritablement percé malgré des publications et mon acharnement. À un moment, je me suis dit que j’avais perdu 10 ans dans ce circuit. J’ai continué en secteur Jeunesse. Ça a mieux marché
  •  Aujourd’hui, je suis toujours illustrateur, je fais toujours du jeu de rôles et je suis beaucoup plus auteur de romans et de jeux. Et petit à petit je trouve ma place.
Je vois régulièrement des gamins avec mon boulot et ils me demandent quelle voie prendre. J’ai tendance à leur répondre de choisir ce qu’ils veulent faire eux, et non ce que leur dictent leurs profs, parents ou notes, car c’est ce qu’ils feront de mieux et qu’il sera toujours temps plus tard de changer de vie, de métier. Simplement parce que je crois que c’est ce que j’aurais aimé entendre à leur âge.
Aujourd’hui, en tant qu’auteur, je me trouve en questionnement perpétuel sur ce que j’écris, ce que je fais ou dois faire. Est-ce un bon personnage, une bonne histoire ? Est-ce que cet éditeur fait de bons contrats et est-ce qu’il soutiendra mon travail ? Notre profession d’auteur se dégrade de plus en plus, et pourtant, je crois intrinsèquement qu’auteur est ma voie (au moins pour le moment). J’ai mis longtemps à la trouver, mais peut-être que toutes ces « erreurs » étaient en fait nécessaire pour en arriver là.



Néanmoins, même s’il n’y plus les notes de l’école qui pointe plus les faiblesses que les points forts, il y a les chiffres des éditeurs et des commerciaux. Cette journée en est la preuve : J’ai découvert les MEP (mise en place). Celle des livres sur lesquels les libraires tablent. C'est-à-dire l’espérance de vente suivant le titre et l’auteur. Et avec cet éditeur (et a priori les autres également) cela semble baisser. Les libraires commandent de moins en moins de titres. Les chiffres baissent comme les notes scolaires et au lieu d’avancer, de se tirer vers le haut, j’ai l’impression que tout le monde est réglé par ce système qui tire de plus en plus vers le bas. On se rapproche de l’effet BD : un titre sur une table de libraire qui est remplacé par un autre en quelques jours. Et après, si la bd ne s’est pas vendue : pas de suite. Cela suit une certaine logique, mais cela serait mieux si tous les titres étaient défendus par les éditeurs. Ce n’est malheureusement pas le cas et la communication frôle souvent le zéro pointé. Parce que la communication « ça coûte cher », mais en même temps, en faire pourrait gonfler les ventes, pour supporter des titres auxquels les éditeurs croient véritablement. Chez un autre éditeur, en BD, on me dit que les premières ventes sont bonnes mais qu’on attend les chiffres de juillet pour être certain de donner une suite… Logique ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qui définit un bon livre/bd : uniquement ses ventes ? Sa qualité ? Sa chance d‘être lu par le média qui en parlera ? J’ai par exemple appris que les Fnac achetaient moins de romans « Jeune adulte » et que d’ailleurs les libraires qui s’en occupent ne sont pas forcément qualifiés dans ce type de livre. Pourquoi ? Parce que la Fnac s’est mariée avec Darty pour vendre plus d’aspirateur ? Le livre est-il un produit comme les autres ?



En définitive, j’ai de la chance car mes livres se vendent biens au point que grâce à l’aide de quelques ami/es du métier, de nouveaux éditeurs sont intéressés par me publier. Par exemple, Detroit s’est vendu au point que je gagne des droits d’auteurs et rembourse l’a valoir en seulement 4 mois. Ayati a un très bon départ puisqu’on me dit que 5000 ex sont partis chez les libraires et cela ne fait qu’un mois. Et avec ça, il faut toujours regarder vers l’horizon, construire plus ou moins sa carrière et détailler les contrats et l’énergie qu’un livre demande pour (sur)vivre. Cela peut devenir angoissant… je préfère me mettre au-dessus de la marée et me dire que le quotient de celle-ci peut bouger et que je vais uniquement continuer à être dans le « palpitant ». Que je vais continuer à essayer d’apprendre de mes erreurs. Il paraît que c’est bon pour le cerveau en plus.
Et en attendant, j’espère que d’autres feront pareil et qu’on avancera vers le mieux.



Et tout cela donc pour vous donner ce lien à écouter. Très utile pour les élèves, les profs, les chercheurs/ses, les personnes curieuses, les auteurs/trices, éditeurs/trices ou encore les concepteurs/trices de jeux : https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre/la-tete-au-carre-22-mars-2017

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