mardi 9 juillet 2019

Summer book



Juste un petit mot pour vous parler de différents projets car cela fait longtemps que je ne suis pas passé par ici. Mais avant, parlons de Veggie tendance Vegan, le dernier livre de Charlotte.
Je l’ai dévoré. Peut-on entrer dans une critique ou au moins un avis plus efficace que cela ? Je ne sais pas. J’ai aimé les personnages, le fait d’entrer dans l’histoire complètement avec un discours qui ne mâche pas ses mots sur la traite des animaux et le végétarisme. J’ai trouvé cela puissant et pour ne rien gâcher, on a un roman feel good, vraiment dans un esprit léger voire estival et le tout ponctué de nombreuses références geek. Bonus, le fil conducteur du personnage qui pratique le jeu de rôle et en parle tout le long. Vraiment, je vous le conseille.




Sinon, je viens de sortir deux escape books coup sur coup (on ne contrôle pas le planning de ses éditeurs). Tout d’abord le 3e opus de Chi : perdue dans la ville. Une nouvelle aventure qui se déroule cette fois dans le quartier de Chi à la recherche d’une de ses amies. Et En avant les histoires : un escape book dans l’univers du film Playmobil qui sort le mois prochain sur tous les grands écrans du monde. Je suis en train de travailler sur un nouvel escape book pour cette collection qui se déroulera dans le parc zoologique de Vincennes : sortie prévue début 2020.





Je viens de mettre un point final au scénario du tome 2 de ma BD Ayati (avec Sandra Violeau au dessin). La date de sortie c’est fin de l’année !




Maintenant que le soleil est là, c’est l’heure de travailler. Pour 6 mois j’ai pris un congé sabbatique ; Pour travailler. C’est étrange de prendre un congé pour bosser, mais c’est comme ça. Je vais me concentrer sur mon écriture et les différents projets de livres et de jeux. J’espère que cela portera ses fruits. Pour commencer, à part ce dont je viens de parler, il y a un scénario pour le cadre de jeu Pax Elfica (Les XII Singes) que je dois boucler pour la fin du mois. Un scénario avec des Nains… Le mois prochain c’est la GenCon et pour les plus chanceux, vous pourrez découvrir Vampire Chapters Montreal. Le jeu de plateau vampirique sur lequel je coécris des scénarios. Flyos Games fera des démos durant cette convention mythique. Pour la rentrée, je prépare également un financement participatif d’un cadre de jeu pour DD5. Un marais, une auberge et des recettes de cuisines pour vos parties. Je vous en parlerais un peu plus sous peu mais j’ai déjà Sabrina Tobal qui m’a fait une couverture et j’aurais quelques guests pour des créatures spécifiques.



Au milieu de tout cela, j’ai un roman à terminer et d’autres à lancer… et des jeux à terminer de créer. Six mois ça va être court, mais ça va être bien.

Nb : je suis en train de préparer la nouvelle version de mon site : www.fablyrr.com


#JDR #J2P #Roman #Vampire #Playmobil #Chi #DD5

lundi 18 mars 2019

Ce n’est pas un hobby


Cela fait quelques temps déjà que ce billet d’humeur me trotte entre les neurones. Il n’intéressera peut-être pas grand monde mais je compte sur le hasard de l’Internet pour que quelques personnes tombent dessus et envisage un autre regard sur ce que nous faisons… Je sais, je suis naïf.
Afin d’aller droit au but : l’écriture n’est pas un hobby. L’illustration n’est pas un hobby. Le game design n’est pas un hobby.
Depuis des mois, les auteur.rice.s tentent de faire reconnaitre leur statut car la société nous traite bien mal (pour un exemple cliché, on paye la CSG mais on n’a pas le droit au chômage). Évidemment, nous ne sommes pas les seuls dans ce cas et on travaille en faisant « ce que l’on aime ». Voire, on « travaille dans notre passion ». Je le dis souvent, mais les professionnel.le.s sont nombreux.ses à être passionnés. Pas forcément que l’ébéniste, la garagiste mais aussi le pâtissier, etc. On choisit un métier ou il nous choisit, je crois que la vie est ainsi faite avec plus ou moins de chance et de volonté.



Donc oui, j’aime ces métiers, ces jobs, ces …trucs. Je les aime d’autant plus que je suis rémunéré pour les faire et encore plus quand les lecteur.ice.s, spectateur.ice.s et joueur.euse.s les apprécient. Mais en plus d’être mal traité par le système, ce qui m’importe aujourd’hui c’est le regard qu’on porte sur nos  professions. Je ne parle pas uniquement de moi mais aussi des tou.te.s mes collègues (j’élargis à ceux de l’édition, du jeu vidéo, etc). Nos métiers ne sont pas faciles, ils sont souvent enviés voire rêvés mais combien de fois nous avons entendu : « Oui, mais ton vrai métier c’est quoi ? ». En plus d’être insultant (on demande à un réalisateur.ice ou un.e architecte son « vrai métier »), c’est blessant.  


Dit autrement, on arrive à la longue à encaisser les regards ou les paroles négatifs d’autrui, mais ce n’est pas si facile (et peut-être que c’est une des raisons qui font aussi qu’on aime se retrouver entre professionnel.le.s sur les salons et conventions).  Oui, parfois on se le prend en pleine tronche, on serre les dents et on continue. Car « dessiner des Mickey », c’est chouette. On aime bien quand je fais une belle image ou un roman et encore plus quand ça gagne un peu en notoriété. Néanmoins, je perçois toujours cette petite pensée latente : « Oui, mais ce n’est pas un vrai métier ». Ou pire, ce n’est pas sérieux. En fait, nos métiers deviendraient sérieux et/ou pros quand on atteint le statut de star. Et ça m’agace profondément ! Pas pour ces personnes connues qui ont probablement bien mérité cela, mais pour toutes celles qui œuvrent à faire réfléchir, rêver et progresser le genre humain. Et encore, dans cette logique là je serais peut-être un jour « connu », a contrario d’ami.e.s de l’ombre (directeur.rice de collection, traducteur.rice.s relecteur.rice.s, etc).
Alors comme on met dans nos créations… tout ce qu’on a (nos tripes, notre vie, nos sentiments, …) :  non, ce n’est pas un simple violon d’Ingres, ni juste une passion qui m’anime pour aller dans tous les coins de France ou bosser jusqu’à pas d’heure, c’est un truc débile qu’on appelle métier. Et au risque d’ennuyer encore quelques personnes, je compte faire ça tant que c’est possible. Et tant pis si je me plante, tant pis si c’est risqué. Je prends toutes les précautions nécessaires pour que cela le soit le moins possible. Mince, comme un vrai job ? Oui, quelque chose comme ça. Un boulot, une fonction sociétale… un bidule.



Alors malgré un billet d’humeur possiblement brouillon, j’imagine que si vous l’avez lu jusqu’ici, vous avez compris le fond de ma pensée. Au pire, je retourne bosser sur mes jeux, je vous bise et je vous laisse avec…
L’écriture n’est pas un hobby. L’illustration n’est pas un hobby. Le game design n’est pas un hobby.

mardi 5 février 2019

Parlons de jeu de rôle, pour changer.



Pas longtemps, juste pour vous parler de JDR Mag pour qui je travaille maintenant depuis quelques années. Je peux maintenant vous le dire, on ne sait pas exactement quand ni comment ça commence. Il y a longtemps, dans un Paris très lointain, j’ai écrit un article pour le magazine, me laissant persuader par Sébastien Célerin, du bien fondé de la reprise d’un des seuls magazines de jeu de rôle survivant.
J’ai signé. Un article. Une aide de jeu. Une critique (enfin on appelle ça « On y a joué » car on y joue vraiment, sinon on ne dit rien), et un scénario, et… Je ne sais pas comment je peux sortir de cette « secte » aujourd’hui. J’ai beau essayer on m’y rattache toujours avec des corrections et commentaires sur mes textes qui sont majoritairement justes, qui me font avancer. Avec toute cette team invisible des lecteurs qui a toujours été bienveillante et ouverte. Alors oui, j’ai eu des différents. Avec le big boss nous ne nous sommes pas entendus sur un contrat pour un hors série. Sur le moment, on s’agace un peu, mais en fait, c’est juste la déception de ne pas créer ce numéro qui est frustrant, pour le reste, on a appris à se connaître. Les rédacs chefs ou le grand patron (si, là, dans l’ombre, lui, au fond) me connaissent, savent ce qu’ils peuvent ou non me demander. Et comme je le dis, impossible de m’en dépatouiller, de fuir. D’ailleurs, est-ce que je le veux véritablement ? J’ai cette faiblesse d’aimer travailler pour ce magazine car l’ambiance est bonne, les partages intelligents (ou pas forcément mais c’est quand on se raconte des blagues lors des réunions IRL). Et puis il y a eu Isabelle Perrier, que pas mal de lecteur ont déjà oublié. Cette personne lumineuse et dévouée à lire, relire, corriger, écrire, partager sa passion du jeu et apporter le meilleur avec des pointes de féminisme et d’universitaire. Elle n’est plus là mais elle a laissé une aura bienveillante derrière elle. En résumé, de bonnes personnes et du JdR. Comment résister ?

J’avais juste envie de parler de jeu de rôle, du mag pour lequel je bosse. Celui qui me permet  aussi de mettre en avant des univers que j’aime tant. J’avais juste envie de parler de jeu de rôle, du mag que je ne lâcherais pas tant que je pourrais (les plannings autres sont parfois difficiles) tant que sa tête dirigeante sera là. J’avais juste envie de parler de jeu de rôle, de ce mag  grâce à qui j’ai pu  rencontrer tant d’individus formidables.  J’avais juste envie de parler de jeu de rôle, de ce mag : JDR Mag.




#JDR #JDRMag #FabienFernandez